Chirurgie
Sleeve gastrectomie ou bypass gastrique, par cœlioscopie. L'indication est posée collégialement, jamais en consultation isolée, et seulement quand c'est la voie qui sert le patient.
Prise en charge du surpoids et de l'obésité · Nice · depuis 2010
L'Institut I3PS réunit chirurgiens, médecins, diététiciennes, psychologue et professionnels du mouvement. Après évaluation, certains patients relèvent d'un traitement médical, d'autres d'une chirurgie. La décision se prend en consultation, puis en réunion de concertation, jamais seul.
Notre approche
L'obésité est une maladie chronique aux conséquences physiques (hypertension artérielle, diabète de type 2, apnée du sommeil, pathologies articulaires) et psychologiques (qualité de vie, estime de soi, projets de vie). Elle se traite, et pas toujours au bloc : le traitement médical et la chirurgie sont deux outils, jamais une fin en soi.
Sleeve gastrectomie ou bypass gastrique, par cœlioscopie. L'indication est posée collégialement, jamais en consultation isolée, et seulement quand c'est la voie qui sert le patient.
Ce levier ne se contente plus d'accompagner : il traite. Un médecin nutritionniste de l'équipe peut initier un traitement médicamenteux remboursé, et les diététiciennes construisent les habitudes sans lesquelles aucun résultat ne tient, avec ou sans chirurgie.
Enseignante en activité physique adaptée et kinésithérapeute, pour reconstruire la condition physique au rythme de chacun. L'activité régulière protège la masse musculaire, que la perte de poids vienne d'un traitement ou d'une opération.
Pourquoi I3PS ? Parce que les trois leviers, chirurgical, nutritionnel et physique, sont réunis sous une même coordination médicale, et que deux d'entre eux peuvent aujourd'hui traiter. C'est le sens du nom de l'institut : Institut des 3 paramètres de prise en charge du Surpoids.
Médicament ou chirurgie
La question revient à chaque consultation : faut-il encore se faire opérer ? Il n'y a pas de réponse générale. Il y a votre situation, et une décision qui se construit avec l'équipe.
Traitement médicamenteux ou chirurgie, les conditions de prise en charge sont les mêmes : IMC supérieur ou égal à 40, ou supérieur ou égal à 35 avec une comorbidité. Dans les deux cas, six mois de suivi documenté sont exigés au préalable.
Un médecin nutritionniste de l'équipe peut initier un traitement médicamenteux remboursé, en lien avec le Centre spécialisé de l'obésité. Les chirurgiens de l'institut opèrent lorsque c'est la chirurgie qui est indiquée.
Un traitement sans accompagnement donne des résultats très inférieurs à ceux des études. Le suivi diététique, psychologique et physique n'est pas un supplément : c'est ce qui sépare un résultat durable d'une reprise de poids.
Voir un chirurgien ne veut pas dire se faire opérer. La première consultation sert à évaluer votre situation et à poser les trois voies côte à côte, avec leurs limites. Une partie des patients que nous recevons ne sera jamais opérée : ils relèvent d'un traitement médical, et c'est très bien ainsi. Si c'est votre cas, vous êtes adressé au médecin nutritionniste de l'équipe, qui consulte à Antibes ; l'accompagnement, lui, se poursuit ici, avec la même équipe.
Les traitements
Traitement médicamenteux, sleeve ou bypass : le choix ne tient ni à une mode ni à une préférence de l'équipe. Il dépend de votre IMC, de vos antécédents, du reflux gastro-œsophagien, du diabète et de votre histoire pondérale. La décision finale est prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).
Sans chirurgie · injection hebdomadaire
Un traitement injectable qui agit sur les signaux de satiété et ralentit la vidange de l'estomac. Il est initié par un médecin nutritionniste de l'équipe, en lien avec le Centre spécialisé de l'obésité, et se poursuit tant qu'il est efficace et bien toléré.
Indiqué lorsque la chirurgie n'est pas souhaitée ou pas indiquée, en amont d'une intervention, ou après elle en cas de reprise de poids. Le traitement agit tant qu'on le prend.
Technique restrictive · cœlioscopie
Ablation d'environ deux tiers de l'estomac le long de la grande courbure. L'estomac résiduel prend la forme d'un tube vertical — la « manche ». La sensation de satiété survient plus rapidement et l'appétit diminue (réduction de la ghréline).
Souvent proposée en première intention chez les patients sans reflux significatif et avec un IMC modéré à élevé.
Restriction + malabsorption · cœlioscopie
Création d'une petite poche gastrique reconnectée directement à l'intestin grêle, court-circuitant le reste de l'estomac et la première portion de l'intestin. L'effet est double : réduction de la quantité ingérée et de l'absorption.
Indiqué en cas de reflux gastro-œsophagien, de diabète de type 2 mal équilibré ou de comorbidités importantes. Nécessite une supplémentation vitaminique à vie.
| Critère | Traitement médicamenteux | Sleeve | Bypass |
|---|---|---|---|
| Comment ça agit | Sur les signaux de satiété, tant que le traitement est pris | En réduisant le volume de l'estomac, définitivement | En réduisant le volume et en court-circuitant une partie de l'intestin |
| Ce que ça impose | Une injection par semaine, un suivi régulier | De nouvelles habitudes alimentaires, un suivi à vie | Les mêmes, plus une supplémentation vitaminique à vie |
| Si on arrête | Le poids revient en grande partie | L'anatomie reste modifiée ; sans suivi, le poids peut revenir en partie | |
| Réversible | Oui, à l'arrêt du traitement | Non | Techniquement, mais rarement fait |
| Plutôt indiqué si | Vous ne souhaitez pas de chirurgie, ou elle n'est pas indiquée dans votre cas | Pas de reflux significatif, IMC modéré à élevé | Reflux, diabète de type 2, IMC très élevé |
Aucune de ces trois voies n'est meilleure dans l'absolu. Elles se choisissent en fonction de votre IMC, de vos comorbidités, de votre histoire et de ce que vous êtes prêt à engager. C'est exactement le travail de la première consultation.
Les chiffres présentés sont des moyennes issues de la littérature scientifique internationale, et ils ne se comparent pas directement d'une colonne à l'autre : la chirurgie se mesure en pourcentage de l'excès de poids perdu, le traitement médicamenteux en pourcentage du poids initial. Dans les deux cas, les résultats individuels dépendent du suivi et des habitudes reconstruites.
Suis-je éligible ?
La prise en charge de l'obésité en France suit un cadre clair. Les mêmes critères ouvrent droit à un traitement médicamenteux remboursé et à la chirurgie :
La décision finale n'est jamais individuelle : elle est validée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), après un bilan complet, et conditionnée à l'accord de l'Assurance Maladie (demande d'entente préalable).
Parcours patient
Le délai n'est pas une lenteur administrative : c'est une condition de réussite, et c'est aussi ce que la réglementation exige avant toute prise en charge, médicale comme chirurgicale. Les premières étapes sont les mêmes pour tout le monde ; la voie se décide à la réunion de concertation.
Avec l'un des chirurgiens de l'institut. Évaluation initiale, présentation des trois voies possibles, vérification des critères de prise en charge.
Ateliers nutrition, activité physique adaptée, consultations diététique et psychologie sur 6 mois minimum.
Biologie, pneumologie, cardiologie, endoscopie, imagerie, bilan dentaire. L'avis anesthésique ne concerne que les patients pour qui une chirurgie est envisagée.
Aucun chirurgien ne décide seul de vous opérer. L'orientation est validée collégialement par l'équipe : traitement médical, chirurgie (sleeve ou bypass), ou traitement médicamenteux avant ou après une intervention.
Pour une chirurgie, une demande d'entente préalable auprès de la Sécurité sociale, obligatoire avant l'intervention. Pour un traitement médicamenteux, la vérification des critères de remboursement, dont les six mois de suivi documenté.
Soit une chirurgie par cœlioscopie, avec 24 à 48 h d'hospitalisation. Soit la première prescription du traitement médicamenteux par le médecin nutritionniste de l'équipe, en lien avec le Centre spécialisé de l'obésité, sans hospitalisation ni interruption d'activité.
Consultations médicales, nutritionnelles et d'activité physique adaptée, programmées à 1 mois, 3 mois, 6 mois, puis chaque année, quelle que soit la voie choisie.
Notre équipe
La pluridisciplinarité n'est pas un slogan : c'est ce qui sépare un acte isolé, opération ou ordonnance, d'une véritable prise en charge. C'est aussi ce qui nous permet de proposer la voie qui vous convient, et pas celle que nous savons faire.
Chirurgien de l'obésité · Fondateur de l'Institut I3PS
Spécialiste en chirurgie générale, en particulier en chirurgie de l'obésité et en chirurgie digestive par cœlioscopie. À l'origine de la création de l'Institut I3PS à Nice, autour d'une conviction : aucun des trois leviers — chirurgical, nutritionnel, physique — ne suffit seul à un changement durable.
Chirurgien de l'obésité
Chirurgien de l'obésité au sein de l'Institut I3PS. Prise en charge chirurgicale de la sleeve gastrectomie et du bypass gastrique par cœlioscopie, dans le cadre du parcours pluridisciplinaire de l'institut.
Médecin nutritionniste · Peut initier un traitement médicamenteux remboursé, en lien avec le Centre spécialisé de l'obésité · Consultations à Antibes
Médecin nutritionniste · Consultations à Nice
Diététicienne-nutritionniste · Éducation thérapeutique
Diététicienne-nutritionniste · Éducation thérapeutique
Diététicienne-nutritionniste
Enseignante en activité physique adaptée · Aqua-sport santé
Masseur-kinésithérapeute · Rééducation du sport · Rééducation abdominale et périnéale
Masseur-kinésithérapeute
Psychologue clinicienne
Coordinatrice médicale · Référente du parcours patient
Infirmier libéral · Aide opératoire chirurgie viscérale & digestive · Éducation thérapeutique
Avis patients
« J'ai rencontré le Dr Paveliu en août 2024 et j'ai bénéficié d'une sleeve gastrectomie en mars 2025. J'ai perdu 37 kg en un an et je continue à perdre du poids. »
« Je recommande le Dr Sebastianelli sans hésitation. Au-delà de ses compétences techniques pour ma chirurgie (sleeve), j'ai particulièrement apprécié son écoute. »
Sécurité & résultats
La chirurgie bariatrique par cœlioscopie est aujourd'hui standardisée : les complications graves (hémorragie, fistule, infection profonde) restent rares dans des équipes expérimentées. Les traitements médicamenteux, eux, ont surtout des effets indésirables digestifs, le plus souvent en début de traitement.
Les bénéfices documentés vont bien au-delà du poids : rémission ou amélioration du diabète de type 2, baisse de la tension artérielle, réduction de l'apnée du sommeil, amélioration de la mobilité articulaire et de la qualité de vie globale.
Questions fréquentes
Non, ce sont deux outils différents. Le traitement médicamenteux agit tant qu'on le prend : à l'arrêt, une grande partie du poids revient. La chirurgie agit une fois, avec des contraintes alimentaires définitives et un suivi à vie. Le choix dépend de votre IMC, de vos comorbidités, de votre histoire pondérale et de ce que vous êtes prêt à engager. C'est l'objet de la première consultation.
Oui. Une partie de nos patients ne relève pas de la chirurgie, ou ne la souhaite pas. Le parcours nutritionnel, psychologique et d'activité physique adaptée existe pour eux. C'est aussi la condition d'accès à un traitement médicamenteux remboursé : six mois de prise en charge documentée sont exigés au préalable.
La première prescription est réservée à certains médecins exerçant en lien avec un centre spécialisé de l'obésité, un CHU ou une structure SMR. Un médecin nutritionniste de l'équipe peut l'initier, en lien avec le Centre spécialisé de l'obésité ; ces consultations ont lieu à Antibes. Le renouvellement, lui, peut ensuite être assuré par votre médecin traitant.
C'est fréquent et cela se traite. Selon la situation : reprise du suivi nutritionnel et psychologique, traitement médicamenteux, ou chirurgie de révision. Le pire est d'attendre. Reprenez rendez-vous, même si votre intervention est ancienne et même si le suivi s'est interrompu.
Les critères sont les mêmes pour un traitement médicamenteux et pour la chirurgie : un IMC supérieur ou égal à 40 kg/m², ou supérieur ou égal à 35 avec au moins une comorbidité. Dans les deux cas, six mois de prise en charge médicale documentée sont exigés au préalable. La décision finale revient à la réunion de concertation pluridisciplinaire.
La sleeve est une technique purement restrictive (réduction du volume de l'estomac). Le bypass associe restriction et court-circuit d'une portion de l'intestin grêle, ce qui réduit aussi l'absorption. Le choix dépend de votre IMC, de la présence d'un reflux gastro-œsophagien, d'un diabète, et de votre histoire pondérale.
La chirurgie est prise en charge par l'Assurance Maladie sous réserve d'une demande d'entente préalable acceptée. Les éventuels dépassements d'honoraires et le confort hospitalier (chambre individuelle) peuvent rester à votre charge selon votre mutuelle. Les traitements médicamenteux de l'obésité sont pris en charge par l'Assurance Maladie depuis juin 2026, lorsque les critères sont remplis. Le reste à charge dépend de votre mutuelle.
En moyenne 2 à 4 semaines, pour l'une comme pour l'autre technique, selon la profession et l'évolution post-opératoire. Une activité sédentaire peut souvent être reprise plus tôt qu'un travail physique.
Pour la chirurgie, les complications sérieuses (hémorragie, fistule anastomotique, infection profonde) restent rares en cœlioscopie expérimentée. Pour un traitement médicamenteux, les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs, surtout en début de traitement. Dans les deux cas, le risque le plus fréquent à long terme est la reprise de poids en cas de suivi insuffisant, et il concerne une partie significative des patients.
Six mois au minimum, de 6 à 12 mois en moyenne, et c'est vrai des deux voies : la réglementation exige ce délai avant un traitement médicamenteux remboursé comme avant une chirurgie. Il inclut l'éducation thérapeutique, le bilan médical complet, les consultations spécialisées et la réunion de concertation. C'est une étape de réussite, pas une perte de temps.
Pour la chirurgie, les essais randomisés donnent environ 61 % de l'excès d'IMC perdu à 5 ans après une sleeve et 68 % après un bypass ; à 10 ans, 44 et 51 % de l'excès de poids. Pour un traitement médicamenteux, les essais montrent 15 à 22 % du poids initial selon la molécule, à condition que le traitement soit poursuivi. Dans les deux cas, ce sont des moyennes, pas des promesses : la perte dépend de la qualité du suivi et des habitudes reconstruites.
Oui après un bypass (supplémentation multivitaminée, fer, calcium, vitamine D et B12 à vie). Une supplémentation est également recommandée après une sleeve, plus modulée selon les bilans biologiques annuels.
Après une chirurgie, il est recommandé d'attendre au moins 12 à 18 mois pour stabiliser la perte de poids et les apports nutritionnels, avec un suivi nutritionnel renforcé pendant la grossesse. Les traitements médicamenteux de l'obésité, eux, ne sont pas compatibles avec une grossesse et doivent être arrêtés avant toute conception : parlez-en dès la première consultation si c'est un projet.
Consultations programmées à 1 mois, 3 mois, 6 mois, puis annuelles à vie, quelle que soit la voie choisie : médicales, nutritionnelles et psychologiques, avec bilans biologiques annuels. Le suivi est conçu pour anticiper les difficultés avant qu'elles ne se traduisent par une reprise de poids.
L'association
L'Institut I3PS est une association. Vous pouvez la soutenir en y adhérant. L'adhésion est facultative et sans lien avec votre prise en charge.
Adhésion en ligne, sur la plateforme HelloAsso.
Contact & rendez-vous
La première consultation est un échange. Choisissez le chirurgien et le canal qui vous conviennent — chaque demande est traitée par le secrétariat dédié.
Chirurgien de l'obésité · Fondateur I3PS
Chirurgien de l'obésité
Horaires : lundi au vendredi, 9 h – 12 h et 14 h – 18 h